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Comment gérer les pleurs de bébé : astuces pour parent débutant

Par Maxime
6 minutes

Comprendre les pleurs du nouveau-né : décrypter les signaux

Tous les parents, même les plus préparés, se retrouvent un jour face à une crise de larmes inexpliquée de leur bébé. Bien qu’il s’agisse d’un mode de communication universel, les pleurs suscitent souvent de l’inquiétude, de la fatigue et parfois même un sentiment d’impuissance. Pourtant, comprendre pourquoi bébé pleure est la première étape pour gérer la situation avec plus de sérénité et répondre à ses besoins réels.
Chez le nourrisson, pleurer est la principale façon d’exprimer une émotion, un besoin ou un malaise. Avant de parler ou de pointer du doigt, bébé crie, gémit ou hurle pour signaler faim, soif, fatigue, inconfort ou simplement besoin de contact.


Pourquoi votre bébé pleure-t-il ? Les causes les plus fréquentes

  • La faim ou la soif : pour un tout-petit, ces besoins reviennent souvent. Avec le temps, vous reconnaîtrez peut-être le « ton » du cri de la faim : intense, régulier, difficile à calmer tant que le lait n’est pas servi.
  • La fatigue ou besoin de sommeil : un bébé fatigué devient irritable, grognon, crie parfois même s’il vient d’être nourri. Les frottements d’yeux, le regard fuyant et les bâillements trahissent cet état.
  • L’inconfort (couche pleine, vêtements serrés, température inadéquate) : une couche mouillée, un body qui gratte, un pyjama trop chaud, une lumière agressive ou du bruit suffit parfois à déclencher la cascade des pleurs.
  • Besoins de réassurance, de câlins ou d’attention : après une journée bien remplie, un moment d’agitation, ou simplement par envie d’étreinte, bébé réclame votre présence par les pleurs.
  • Coliques et douleurs digestives : fréquentes au cours des premiers mois, elles provoquent des cris plus aigus, parfois accompagnés de jambes repliées et de crispations.
  • Autres causes : poussées dentaires, fièvre, inconfort général, trop de stimulations, ou simple besoin d’évacuer la tension (on parle alors de « décharge » en fin de journée ou le fameux « purple crying »).

Réagir sans panique : premiers bons réflexes à adopter

  1. S’assurer qu’il n’y a pas d’urgence médicale : si les pleurs sont différents de d’habitude (aigus, gémissements faibles, associés à des signes inquiétants comme fièvre, vomissements, difficultés à respirer, léthargie ou teint bizarre), consultez sans attendre.
  2. Vérifier les besoins de base : d’abord vérifier la couche, proposer un biberon ou une tétée, chercher des signes de faim ou de soif, ou proposer le dodo s’il baille souvent.
  3. Offrir réconfort et proximité : dans 9 cas sur 10, l’effet « peau à peau », la chaleur de vos bras ou simplement une voix douce suffisent à calmer les pleurs qui n’ont pas d’autre cause évidente.
  4. Observer et écouter : patientez quelques minutes pour voir si les pleurs évoluent ou s’atténuent. Parfois, bébé se calme seul après avoir « déchargé », notamment en fin de journée.

Nos astuces concrètes pour apaiser rapidement bébé

  • Le portage et le bercement : essayer l’écharpe, le porte-bébé ou marcher doucement avec bébé bien calé contre vous facilite souvent l’apaisement, surtout lors des coliques ou du fameux « deuxième pic du soir ».
  • Les bruits blancs et chansons douces : simuler le « bruit de l’utérus » (aspirateur, sèche-cheveux, application ou boîte à bruits blancs) rassure nombre de nourrissons. Chanter, fredonner ou parler calmement apaise aussi bébé (et vous !).
  • La tétine ou la succion : pour les bébés qui ont un fort besoin de téter, la sucette, le pouce ou le contact de la tétée maternelle fonctionnent comme de vrais calmants naturels.
  • L’emmaillotage et l’enveloppement : bien adapté pour un tout-petit (jusqu’à 3 mois, sans surchauffe), l’emmaillotage offre un effet « cocon » qui sécurise sans étouffer.
  • Le bain tiède ou la douche : placé dans l’eau à température douce, bébé se détend, se relâche, parfois jusqu’à oublier de pleurer.
  • Changer de pièce ou sortir en poussette : modifier l’environnement réveille la curiosité ou le calme : une balade dehors, même quelques minutes, rafraîchit les idées de bébé et des parents.

Pleurs du soir, coliques et nuits difficiles : que faire quand rien ne fonctionne ?

Certains bébés traversent des périodes où les pleurs semblent inexplicables, surtout en fin de journée (pic du soir) ou lors des coliques du nourrisson (souvent entre 3 semaines et 3 mois). Ce n’est ni un échec parental ni forcément le signe d’un problème grave.
Voici des pratiques à tester :

  • Adopter le rituel du soir : diminuer la lumière, baisser les stimulations, instaurer un bain ou un massage doux, puis un câlin ou une histoire adaptée même aux tout-petits.
  • Éviter la sur-stimulation : trop de jeux, de bruits, d’allers-venues peuvent rendre bébé irritable. Privilégiez le calme et la douceur, chassez l’agitation de la soirée.
  • Demander de l’aide : si l’épuisement guette ou si la situation vous déborde, passer le relais à un autre adulte (conjoint·e, grands-parents, proches) pour souffler un quart d’heure fait toute la différence.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire avec un bébé qui pleure

  • Ne jamais, jamais secouer bébé : secouer un nourrisson, même par lassitude ou perte de contrôle, est très dangereux (risque de traumatismes graves).
  • Ne pas laisser pleurer « pour qu’il s’habitue » avant 4-6 mois : les dernières études montrent qu’il n’existe pas de bénéfices à la méthode « laisser pleurer » pour un bébé très jeune. Le besoin d’être sécurisé prime.
  • Ne pas culpabiliser : tous les parents passent par là, et il est normal de se sentir frustré·e ou dépassé·e par moments.
  • Ne pas ignorer ses propres signaux d’alarme : quand la fatigue ou la colère monte, posez bébé en sécurité, sortez respirer, appelez à l’aide si vous sentez que la tension ne redescend pas.

Checklist pratique pour faire face aux pleurs sans perdre pied

  1. Vérifier la couche, proposer à manger ou boire, chercher des signes de soif ou faim.
  2. Regarder si bébé est fatigué (frottement d’yeux, bâillements, regard dans le vide).
  3. Toucher la nuque ou le ventre pour vérifier la température (ni trop chaud, ni trop froid).
  4. Explorer l’inconfort : vérifier les vêtements, la position, la présence de gaz, de boutons ou de rougeurs.
  5. Installer bébé dans vos bras, pratiquer le « peau à peau » ou bercer doucement.
  6. Essayer la succion ou la tétine, proposer un objet sensoriel doux (doudou, lange, peluche adaptée).
  7. Passer la main sur le ventre en mouvement circulaire pour apaiser les gaz.
  8. Changer d’environnement si besoin : pièce moins bruyante, promenade, chanson douce.
  9. Se relayer pour prendre du repos, demander de l’aide à l’entourage, appeler un professionnel si les pleurs persistent anormalement.

Quand faut-il s’inquiéter et demander conseil ?

  • Pleurs soudains, inhabituels ou associés à d’autres signes : fièvre supérieure à 38°C chez bébé de moins de 3 mois, vomissements répétés, convulsions, refus de boire ou manger plusieurs heures, teint pâle ou bleu, difficultés à respirer.
  • Bébé paraît sonné, apathique, ne « répond » plus aux sollicitations ou a le regard fixe.
  • Aggravation rapide de l’état général, perte de poids ou cri faible et geignard.

Dans tous ces cas, consultez rapidement votre médecin ou pédiatre. Mieux vaut un avis pour rien qu’un risque sous-estimé.


Accepter les pleurs : étape normale du développement (et de la parentalité !)

Rassurez-vous : aucun parent n’a la recette miracle pour faire cesser tous les pleurs, même avec de l’expérience. Pleurer fait partie intégrante de l’apprentissage émotionnel, aussi bien pour bébé que pour ses parents. Plus vous prendrez confiance dans votre capacité à décoder ces signaux et à expérimenter les solutions qui marchent chez vous, plus les crises deviendront gérables.
Si la fatigue ou l’inquiétude devient trop forte, parlez-en à votre entourage, à d’autres parents ou à un professionnel de santé. Ce n’est ni un aveu de faiblesse ni un problème : c’est la plus belle preuve d’attention à votre enfant et à vous-même.


Pour aller plus loin

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